Janv. 2010

97 % des entreprises exportatrices d'Alsace déclarent que leurs démarches ont été simplifiées par les dispositifs d'accompagnement mis en place. (Source Équipe de France à l'Export, 2009)
Face au marché international, à ses possibilités mais aussi à ses chausse-trappes, une pMe peut se sentir démunie. A-t-elle le profil pour s'y lancer ? Quelles sont les contraintes administratives ? sur quelles aides peut-elle compter? Certaines entreprises en ont parfois le potentiel sans être conscientes... or, l'International est une des clés du développement économique que ce soit au niveau local, régional ou national. Il est l'objet d'un dispositif du ministère du commerce extérieur créé en 2008 et baptisé « Équipe de france de l'export » (cf. p. 28).
Les CCI d'Alsace qui en sont parties prenantes, ont mis en place un programme dédié aux primo exportateurs. Julien Lutz, qui en a la charge pour la CCI de strasbourg et du Bas-rhin, en explique les orientations. «Notre mission est prospective. Nous ciblons les entreprises fortes d'au moins trois ans d'existence, non exportatrices ou faiblement exportatrices (- de 10 % du CA à l'export), présentant un réel potentiel basé sur un produit ou un service innovant et animés d'une volonté forte. L'export est un processus long, qui demande un investissement en temps et en argent, il faut être structuré pour s'y lancer. »
À partir de ce repérage, quelle est l'action de la CCI? « Nous débutons par un diagnostic, explique Julien Lutz. Il s'agit de dresser un état des lieux de la société, de mesurer sa motivation, de vérifier si son produit correspond à l'international. L'essentiel est de ne pas envoyer une entreprise fragile à l'export. Il faut qu'elle soit structurée pour s'y lancer ». La démarche, en effet, réclame des investissements. « Il faut être à même de provisionner la prospection, les déplacements lors de missions ou de salons, la consultation de conseillers juridiques et financiers, etc. tout en étant conscient que les retours ne sont pas immédiats, particulièrement dans le domaine du bâtiment ».
Un accompagnement et des aides
Une fois ce diagnostic établi, une entreprise peut-elle se lancer à l'assaut de l'international? «Ce n'est pas si simple, explique Julien Lutz. Mieux vaut, avant d'aborder ce que l'on appelle «le Grand Large », se forger une expérience sur les zones privilégiées que sont l'Union européenne et les pays du Maghreb proches par la langue et le droit des affaires. Les spécificités existent déjà dans ces différents pays, que ce soit au niveau des règlements sur la consommation, les packagings, etc. »
Autre point important du programme primo exportateurs de la CCI, la mise en contact avec les conseillers du commerce extérieur, l'éclaircissement des formalités de douane et, essentiel, l'accompagnement pour l'obtention des aides financières et logistiques disponibles auprès des structures clés que sont la région, l'Adira, la Cofaceoseo et ubifrance. « Diagnostic et accompagnement sont gratuits », souligne Julien Lutz en insistant sur la transversalité des services de la CCI. « Tous les conseillers sont concernés, dit-il. Que ce soit en commerce, en industrie, etc. ils initient des dossiers « primo » que je centralise pour les développer.
Source : "Le Point Eco" - Magazine de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin - N° 279 Janvier-Février 2010
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